Journal de Paul-Marie Coûteaux
Une certaine Idée de la France et du monde

La vertigineuse addition des délires du système des partis, de l'égotisme de notre bocal politique où se sont perdus, hélas, ceux qui ont tour à tour prétendu relever le drapeau, d'une longue suite de gouvernements nuls, de l'incurie de dirigeants qui n'ont de responsables que le nom et, par-dessus tout, de l'oubli par notre peuple de tout souci de lui-même, a créé autour de nous une situation certes douloureuse mais que la France a souvent connue : le chaos. Nous voici près de ce que Bainville appelait la "récurrente anarchie française", dont nous n'apercevons encore que les premiers prodromes. Ce n'est pas une raison pour croire que la France se meure. Qui connaît l'Histoire sait qu'elle en a vu d'autres, et que l'essentiel est toujours, et en dépit de tout, de faire vivre une idée de la France, et à travers elle une idée de la diversité et de la beauté du monde. Cette idée resurgira tôt ou tard : il suffit de la garder au coeur, de distinguer ce qui meurt et ce qui vit, de voir, de comprendre, de protéger la langue, et d'écrire. Voici la suite d'un journal que je tiens depuis 1992, dont j'ai déjà fait paraître des extraits dans un ouvrage, "Un petit séjour en France", ainsi que divers blogues-notes, "For intérieur" puis "Une certaine Idée"...

mardi 21 janvier 2014

Journal de campagne à Paris (janvier - mars 2014)

Samedi 18 janvier 2014 -- Tenons la promesse formulée hier sur ce journal et tentons de poursuivre notre raisonnement en étant d'autant plus net que la tonalité de la conférence de presse de jeudi, avec WSJ, où l'on a beaucoup entendu parler d'"union des droites" (Bulté, nouveau venu, a beaucoup renchéri sur le thème, non sans candeur) ne semble pas avoir plu à tout le monde.

     Or, je n'en démordrai pas : à Paris comme ailleurs, aucun parti n'arrivera à rien seul, c'est d'ailleurs la loi de la Ve République, et l'on ne voit donc pas d'autre majorité possible, face à l'alliance des gauches, que l'union des droites. Mieux, on ne voit pas, pour les idées nationales, d'autres chances de parvenir à exercer le pouvoir d'Etat et, s'il en est temps encore, de redresser la France, si Marine Le Pen et ceux qui la soutiennent ne sont pas inclus dans un rassemblement authentique, qui doit être nécessairement bien plus large qu'eux. Il faut bien des aveuglements pour imaginer que la stratégie "ni droite ni gauche" puisse aboutir, on ne sait par quel artifice, à quelque mythique rassemblement populaire qui deviendrait un jour par enchantement majoritaire - l'élection, que l'on sache, exige 50 % des voix, et tout gouvernement, s'il veut véritablement gouverner, doit disposer d'un consentement bien plus large encore.

     En fait, un vrai rassemblement politique reste à construire, et l'on voit bien comment la chose serait possible à Paris, que le veuille ou non NKM, si frileuse au milieu de ses foulards. L'occasion des municipales parisiennes se fait décidément trop belle pour que nous, à commencer le SIEL, ne poussions pas les feux très loin. Il le faut d'autant plus que le Rassemblement créé voici plus d'une année, dont je suis membre du "conseil d'administration" (ce qui serait fort bien si seulement il s'était réuni une seule fois...), n'est qu'une timide esquisse.

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